Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 14:27

Aussi longtemps que je me souvienne, je n’ai rarement été autant convaincu par les idées d’un mouvement populaire citoyen et, en même temps, jamais été autant choqué par une mandature présidentielle. Il est temps d’en finir avec une majorité présidentielle qui n’a cessé de salir notre pays. En 5 petites années, je ne retiendrai que les impostures Amara, Laporte, Douillet…, la tentative d’imposer Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD, le discours moyenâgeux de Dakar, les séjours du chef de l’Etat sur des yachts ou chez un mexicain inquiété pour des affaires de drogue et de blanchiment, les affaires Bettencourt, Paris-Match ou Karachi, les boycotts et l’éviction de certains chroniqueurs radio, l’offensive illégitime en Libye, des magistrats mis sous pression, des livres censurés (Ruptures de S. Portelli par exemple), l’instrumentalisation du “terrorisme” à deux semaines du 1er tour… Bref, je  passe !... Tout cela me fait froid dans le dos. Il faut donc en finir avec ce système qui salit, chaque jour un peu plus la République. Mais comment ?
 
Pour ma part, je considère que le vote “utile” (PS), que les médias et pseudo journalistes éditorialistes starisés (les Apathie, Calvi, Barbier, Pujadas, Thréard, Giesbert, Cohen…, ceux-là même qui ne posent jamais les “questions qui fâchent”) nous martèlent à longueur de journée, n’aidera presque en rien les fondations d’une France saine et débarrassée du spectre de la crise. Voter Joly, c’est voter pour une ancienne magistrate remarquable mais torpillée par un parti social-démocrate dont les cadres ne respectent pas le choix des primaires et un accord PS-EELV qui ne pourra en rien garantir à ses idées environnementales de progresser. Ainsi, sur le plateau de France 2 (Des paroles et des actes), Hollande a osé déclarer que, une fois élu, il ne s’occuperait pas de cet accord… Voter ce dernier, c’est voter pour un candidat qui a déclaré aux banquiers de la City de ne pas s’en faire étant donner que les communistes sont morts dans notre pays. Voter Poutou, dont je partage certaines idées, c’est choisir un parti qui refuse de gouverner et dont le sympathique candidat annonce qu’il ne souhaite pas la fonction nationale suprême.
Le choix est donc simple pour 4 raisons essentielles. 
 
1)      La “Liberté” de voter autrement.
Le vote, c’est l’essence même d’une démocratie, c’est soutenir des idées, une cause, considérer que celle-ci n’est pas un mot vide de sens. La démocratie, c’est donc rejeter le bipartisme des sociétés anglo-saxonnes qu’on nous “impose” chaque jour un peu plus. La “Liberté”, ce concept au cœur de notre devise nationale, nous permet de voter autrement, rejeter cette alternance bicéphale néfaste et pauvre en idées, se laver de la culpabilité d’un vote différent. 
 
2)      Changer de projet de société.
À en croire certains, notre président serait le sauveur d’une Europe en crise, le garant d’une stabilité économique de la zone monétaire. L’objectivité journalistique est parfois formidable ! Elle nous présente sans-cesse un modèle libéral qui serait  inscrit dans nos gènes, indépassable. Ce serait la fin de l’Histoire, tout simplement. Qu’en est-il des économistes alternatifs, marxistes, trotskistes… que l’on n’entend jamais dans les grands médias ? Les candidats, paraît-il d’ores et déjà qualifiés pour le 2ème tour (à quoi bon aller voter ?), et qui au passage ont refusé tout débat avec les autres candidats, ne parlent jamais des éléments cruciaux qui permettraient aux citoyens de percevoir la crise européenne d’une manière différente. Qu’en est-il des 2 nouveaux traités européens, notamment du Mécanisme de stabilité financière (MSF) ? L’aide accordée à un des 27 pays membres de l’UE est aujourd’hui soumise à des conditions drastiques intolérables : un plan de rigueur - ne devrait-on pas dire de super austérité ? - (qui s’accumule au passage avec une dette qui s’aggrave… cherchez l’erreur) imposé par des représentants du FMI qui dirigeront une commission d’évaluation, la création d’un fond totalement opaque formé sur la base d’une société anonyme hébergée au Luxembourg, l’interdiction de toute action juridique, administrative ou législative à l’égard de celui-ci, l’interdiction des déficits publics supérieurs à 0,5% du PIB (alors même qu’à 3% aujourd’hui, les pays sont déjà exsangues), l’impossibilité pour un État de voter son propre budget de manière indépendante… Enfin, J. Cahuzac (responsable du budget de F. Hollande) dans Le Monde du 28/03 a indiqué que son candidat propose que la part des dépenses publiques dans la richesse du pays passe de 56,5% en 2007 à 53,9% en 2017. Cela signifie qu'il veut moins de dépense publique dans le pays qu'il n'y en a dans la France d'aujourd'hui. Policiers, enseignants, cheminots, infirmières, postiers, instituteurs, gendarmes, travailleurs sociaux du publique..., annoncez-lui que vous êtes en sureffectifs ! Le système Hollande, c’est tout simplement la mort de notre système économique et social.
Or, pour les indécis de gauche, sachez que Hollande a déclaré, sans avoir peur du ridicule, qu’il renégocierait un traité déjà signé par le président ! Cela est bien sûr impossible. Quant au PS, il a refusé la proposition du Front de Gauche de s’opposer à ces textes à l’Assemblée Nationale, mais surtout au Sénat où la Gauche détient pourtant la majorité. Le PS a choisi l’abstention, permettant à ces textes d’être adoptés ! F. Hollande, comme N. Sarkozy, n’a d’ailleurs pas daigné répondre aux demandes de réponses d’Attac… L’Europe du “changement” de Hollande, c’est celle d’un candidat par défaut (qui remplace Strauss-Kahn, l’ancien patron du FMI), peu soutenu par les cadres de son parti (Montebourg ayant déclaré le 3 novembre que “le problème de F. Hollande, c’est sa candidature” ou en 2005 : “il est impossible de construire quelque chose avec F. Hollande”).
À l’inverse, le programme du Front de Gauche, appuyé par de nombreux syndicalistes et construit avec le concours des assemblées populaires citoyennes, propose une vraie alternative, une rupture : la création d’un service publique bancaire, une redéfinition des prérogatives de la BCE, la possibilité qu’elle prête aux États et aux collectivités territoriales aux mêmes taux d’intérêts qu’aux banques (soit 1% alors que les banques privées prêtent aujourd’hui aux États, Grèce en tête, à des taux astronomiques), une relance par la consommation avec des salaires améliorés (le SMIC à 1.700 € notamment) et surtout le constat que, sans sortir de ce système qui nous épuise, il sera impossible de rembourser une dette, que nous pensons en grande partie illégitime. 1.400 des 1.700 milliards d’euros de celle-ci ne sont que ses intérêts. Refusons de la payer en suivant les exemples sud-américains ou mieux encore islandais (dont les grands médias se gardent de parler). Une dette contractée par les dirigeants sans l’agrément ni l’approbation des citoyens, des fonds empruntés investis dans des biens qui n’ont pas profité aux citoyens, telle semble être la parfaite définition d’une dette odieuse et illégitime. 
 
3)      Voter Mélenchon, c’est faire gagner la gauche.
Il faut rappeler que depuis 1988, les intentions de vote des électeurs de gauche n’ont jamais été aussi fortes. En 3 mois (janvier au 31/03), elles sont passées de 36 à 44%. Le dynamisme de la campagne du Front de Gauche bénéficie donc à la gauche toute entière. Jouant sur nos peurs en agitant la “carotte” du 21 avril 2002, le candidat socialiste martèle qu’être en tête au 1er tour est capital, que c’est être assuré de voir la gauche l’emporter. Oui, mais quelle “gauche” ? Il oublie de rappeler qu’être second n’a jamais empêché un candidat de l’emporter au final : Mitterrand en 1981, Chirac en 1995 nous ramènent à la raison. De plus, il est tout à fait normal que le score du président sortant soit élevé : jamais dans l’histoire de la Vème République, celui-ci n’a terminé en 2ème position lors du 1er tour… Hollande prend donc en otage des sondages, qui à mon sens devraient être interdits pour limiter les votes par défaut. Le 21 avril 2002 ? Du pain béni pour certains… 
 
4)      Un PS qui gagne mais avec une gauche puissante, seule alternative possible…
Les avancées formidables qu’ont été la Sécurité Sociale, les congés payés, la retraite ou la baisse du temps de travail n’ont été possibles que lorsque les forces progressistes de gauche et d’extrême-gauche ont été puissantes (le programme du Conseil National de la Résistance, 1936, 1981). Le premier septennat de Mitterrand a permis des acquis sociaux grâce à l’unification des forces de gauche avec le Programme Commun de 1972 et un Parti communiste à 20%. Lorsque le score de celui-ci est tombé à 10%, le président a abandonné ses alliés et succombé aux sirènes de la Rigueur (1983). E. Antoine-Seillère disait lors de son mandat à la tête du MEDEF que le patronat gouverne différemment avec une extrême-gauche à 20 ou à 10%.
C’est pourquoi, le score du Front de Gauche doit être le plus élevé possible dimanche prochain. Au deuxième tour, les voix se reporteront naturellement sur le candidat de gauche arrivé en tête. Hollande est le seul candidat de gauche à avoir annoncé que son programme n’était pas négociable. Un score faible du Front de Gauche limiterait la possibilité de peser dans les débats futurs et freinerait la conduite des luttes sociales et syndicales. Pour toutes ces raisons, j’invite les électeurs indécis à bien réfléchir à la portée de leur vote.
Quant à ceux qui ont peur qu’un candidat de gauche ne soit pas présent au second tour (le risque existe-t-il réellement ?), le risque n’en vaut-il pas la peine ? Ne pas le prendre, c’est conforter Hollande dans des choix libéraux, ne pas écouter la clameur des rues de Madrid ou d’Athènes qui a impulsé une dynamique à poursuivre, c’est renforcer des Marchés apeurés par la perspective d’un gros score du Front de Gauche. Sans risque, nous n’aurons jamais de résultats. Sans risque, nous n’en serions pas là…
Pour toutes ces raisons et beaucoup d’autres encore, je voterai avec conviction et sans aucune culpabilité pour le candidat du Front de Gauche dimanche prochain. 
 
Tanguy Teyssier
  
 
Je vous conseille de regarder cette vidéo vraiment intéressante sur le mécanisme de la dette :
http://www.wat.tv/video/dette-histoire-baignoire-4m12t_2fgqp_.html

Par Tanguy Teyssier - Publié dans : Politique + net
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 01:48

Le premier clip du nouveau groupe de mon ami et ancien collègue Sylvian ;)

http://www.youtube.com/watch?v=lR4ukY_F1JQ

Par Tanguy Teyssier - Publié dans : La page culturelle
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 18:28

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Qu’il est bon de revenir en Malaisie dans ce pays que, maintenant, j’apprécie tant. Il me semble aujourd’hui, de plus en plus improbable de  voyager autre part qu’en Asie ! C’est l’heure des retrouvailles avec Jieun. Elle débarque tout droit d’Incheon Airport (Séoul). Rien de mieux que la grâce d’une jolie ville comme Melacca pour débuter ce court périple. Si jadis les Hollandais y ont fait fortune, ce sont aujourd’hui les Chinois qui prennent soin de l’ancien quartier colonial qu’est Chinatown. Les rues sont pleines de galeries, de boutiques vraiment créatives, où l’esprit des Seventies est bien vivant. Un joli hasard fait que Jieun a réservé dans la même guesthouse où j’avais séjourné il y a quelques années. Le vieux Cashmiri qui m’avait offert tant de thés et de discussions passionnantes s’en est allé dans son pays, mais Sam, le propriétaire de la guest’ est toujours là. Il est encore assez tôt pour filer dare-dare au célèbre marché de nuit qui sent bon les odeurs gastronomiques du sud de la Chine. Mais aussi pour prendre la direction de la côte Est, bien que la mousson ne soit pas totalement terminée. Faisons le pari : il y aura bien moins de monde qu’à la pleine saison, les prix seront à la baisse et on espère la visibilité sous-marine acceptable. Car, là est le principal danger : plonger dans des eaux tumultueuses et donc peu claires. Mais qui ne tente rien n’a rien ! C’est donc avec une certaine anxiété (car, près de deux semaines avant le départ, les îles du nord-est ont été évacuées à cause des inondations) que nous prenons la route du paradis malais. Car, pour moi, rien ne vaut les archipels indonésiens et malais dans cette région du monde, où les touristes s’agglutinent en masse sur les littoraux thaïlandais.  

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Long Beach 

Nous voici à pulau Tioman, une île sauvage avec ses villages disséminés sur de belles bandes de sable fin. Les snorkelings sont intéressants et la plage de Long Beach (Pasir Panjang) de toute beauté. C’est un bonheur immense que de s’y baigner. Nous restons par la force des choses quelques jours bloqués dans le village de Teluk Salang, car Jieun subit le contrecoup d’une exposition prolongée au soleil. Après Le Caire et Chang Mai, je me fais de nouveau infirmier. Sur la côte au vent, la plage de Juara est réputée comme l’une des plus belles au monde. Le village est calme, les étrangers presque absents, la nourriture succulente et vraiment bon marché : le matin, nous dégustons les délicieux roti canai au curry indien, l’après-midi les excellents nasi goreng ou nasi lemak ; il s’agit de riz frit avec légumes et viande ou de riz cuit dans du lait de coco accompagné d’un curry et d’anchois très épicés. On peut aussi à tout moment se laisser enivrer par des thés noirs des Cameron islands, glacés au citron ou parfumés au gingembre, à la citronnelle, au lait concentré ; ce dernier, le te tarik, est une invitation à la paresse, le cul bien calé dans un hamac, un bon roman dans les mains. Forcément, je suis aux anges. Ce littoral est islamisé, bien plus que la côte Est, sinisée et indianisée. L’ambiance très relax et un peu festive de Langkawi paraît loin, très loin. J’y avais bien sûr passé du bon temps en compagnie de Jasmyn, Julio et Alex, Mady la Lisboète que j’ai revue récemment. Ici, on parle le bahasa malais proche du bahasa indonesia. Comme c’est pratique ! Un ensemble de quelques milliers d’îles où l’on parle presque la même langue, simple et sans grammaire, n’est-ce pas merveilleux ? À Tioman, comme partout dans le pays, au moment où le soleil décline, le moment où Jieun et moi chassons les poissons multicolores, les jeunes jouent à ce mélange si spectaculaire de foot et volley que l’on appelle le sepak takraw, si populaire en Asie du Sud-est.

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Long Beach 

Mais, toute plage si merveilleuse qu’elle soit a son maître. Juara ne fait pas exception. Plus au nord, l’île de Kapas recommandée par mon ami Fawz, devenu lui aussi accroc à cette région, ressemble de plus en plus à l’idée que l’on se fait de la perfection. Sa taille, sa proximité avec le continent (Terengganu est à 6,5 km), ses petites plages désertes pleines de coraux et d’anémones, une eau qui oscille entre l’émeraude, le turquoise et le bleu océan, une jungle dense, des reliefs vallonnés qui la mettent relativement à l’abri des caprices violents de l’océan, sa vue lointaine sur les lumières d’une véritable métropole à la nuit tombée, pulau Kapas est bien l’un des rares joyaux au bord du monde. C’est à mon sens l’île idéale pour y vivre des jours heureux et y ouvrir un repaire pour voyageurs fauchés. Qu’il a eu du flair Fawz en posant son sac au KBC de Kayan qui se rappelle bien de lui. Ses bungalows sont bien cools, l’ambiance excellente, la musique toujours pointue. Seul le restaurant, bien que tenu par son excellentissime ami Hans de Hollande qui habite l’île depuis 7 ans, n’est pas à la hauteur. Ainsi, nous avons nos habitudes au Kapas an island café, territoire d’Amira et de son mari Nara. L’accueil qu’ils nous réservent est indescriptible. Amira nous enlace, nous invite le plus souvent, nous appelle numéros 7 et 8… et sa dernière fille numéro 6 ! Jamais de tous mes voyages, je n’ai été reçu avec autant de bonté, de sourires et d’amour. C’est certainement ce qu’il y aura de meilleur de tout ce voyage.

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Pulau Kapas

Tout paradis a pourtant ses défauts, soyons réalistes. En août, l’île est infestée de méduses, certaines étant dangereuses, et l’on ne peut s’y baigner. La jungle est un long chemin de croix, humide, infestée de moustiques et insectes empoisonnés. Lors d’une traversée dantesque pour aller sur la côte océanique, je perds mes tongs glissantes et je finis nu-pieds dans un environnement hostile et dangereux. On y croise un serpent, d’étranges insectes qui me glacent le sang, les énormes varans, heureusement aucun des cobras ou serpents venimeux qui, paraît-il, peuplent la forêt. Je haïs les jungles humides et denses, Jieun également. Nous aimons l’eau et les jolis poissons que l’on y aperçoit : poissons anémones, pierres, ballons, mérous, barracudas, énormes balistes… De la chasse aux gros requins à pointes noires, nous revenons bredouilles. Jieun en rêve, allons donc aux Perhentians où ils pullulent, pardi !

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Les derniers jours de détente, nous les passons donc à pulau Perhentian Kecil, une île charmante qui succombe doucement aux sirènes d’un tourisme destructeur. C’est fort dommage. Mais l’île a un charme indéniable et l’on finit nos dernières nuitées dans un hôtel romantique où, je suis sûr, quelques nouveaux mariés fêtent leur lune de miel. En journée, nous voilà repartis sous l’eau à la rencontre des jolis pointes noires, des beaux poissons, bénitiers, poissons-globes, crocodiles needlefish, raies pastenagues ou tortues vraiment impressionnantes. Vous l’aurez donc compris : on plonge avec ou sans oxygène à n’en presque plus finir ! Le soir, il n’y a pas plus grand bonheur que de déguster des barbecues de poissons accompagnés de riz blanc, pommes de terre, sauces maison, tranches de fruits et cake à la banane. Il ne manque plus qu’un Chardonnay bien frais ! À la fin de ce voyage, j’ai la folle envie de poursuivre, en compagnie de Jieun, la découverte des merveilles de l’océan Indien et du Pacifique, et de prolonger l’aventure en Indonésie et aux Philippines. Lieux de nos prochaines escapades ?

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Par Tanguy Teyssier - Publié dans : Les news de mon voyage
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 20:02

carte monde

Par Tanguy Teyssier - Publié dans : Les cartes des voyages
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 20:24

                                                                              UNESCO

La Tour de Belém a été construite sur les bords du Tage dans la freguesia de Santa Maria de Belém entre 1515 et 1521 par le roi Manuel Ier de Portugal pour garder l'entrée du port de Lisbonne. Elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO conjointement avec le monastère des Hiéronymites.

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La tour de Belém évoque l'Afrique en plein Lisbonne. Sous ses terrasses, ses balcons et ses échauguettes mauresques, cette citadelle, édifiée au XVIe siècle par Arruda pour abriter les capitaines du port, a vu passer les caravelles en partance pour les côtes de Guinée. La tour de Belém fut construite afin de servir à la fois de porte d'entrée à la ville de Lisbonne mais aussi en tant que partie intégrante du système de défense protégeant l'embouchure du Tage et le monastère des Hiéronymites., lesquels constituaient des points stratégiques pour envahir la ville. Ce système de défense fut commencé par le roi Jean II de Portugal qui fit construire les forteresses de Cascais et de São Sebastião da Caparica. Les rivages de Belém étaient protégés par un vaisseau qui fut remplacée par la tour de Belém au cours du règne du roi Manuel Ier de Portugal. La tour fut construite entre les années 1515 et 1521. L'influence de l'art Mauresque est manifeste dans les décorations délicates des fenêtres et balcons cintrés. Les mâchicoulis et les créneaux sont décorés par de riches ornements sculpturaux, typiques du style manuélin.

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Le Monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos) est un monastère de style manuélin monumental de la richesse des découvertes portugaises à travers le monde. Sur l'emplacement d'un ermitage fondé par Henri le Navigateur le roi Manuel Ier entreprit en 1502, un peu après le retour de Vasco de Gama de son premier voyage en Inde, de bâtir un magnifique monastère destiné aux religieux de l'ordre des hiéronymites.. Il a été en grande partie financé par les profits du commerce d'épices et aux richesses rapportées des grands voyages de découverte portugais du 16e siècle.

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Le monastère constitue l'œuvre architecturale la plus aboutie du style manuélin. Bénéficiant de l'afflux de richesses à Lisbonne, les architectes purent se lancer dans une œuvre de grande envergure. Le premier architecte du chantier adopta dès 1502 le style gothique. Mais à partir de 1517, ses successeurs modifièrent ce style et y ajoutèrent l'appareil ornemental caractéristique du style manuélin où se retrouvent diverses influences.

 

Il a échappé au séisme de 1755 qui a ravagé Lisbonne mais a été endommagé par les troupes napoléoniennes venues de France qui ont envahi le Portugal au début du XIXe siècle. En 1834, avec l'expulsion de l'Ordre religieux des hiéronymites, l'église Sainte-Marie des hiéronymites (Santa-Maria de Jerónimos) est devenu une église paroissiale pour les habitants de la paroisse de Sainte-Marie de Belém (Santa Maria de Belém). Le 13 décembre 2007, les chefs d'État ou de gouvernement de l'Union Européenne s'y réunirent pour signer un nouveau traité constitutionnel appelé traité de Lisbonne.

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Par Tanguy Teyssier - Publié dans : UNESCO : World Heritage
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L'auteur

Tanguy Teyssier, le rédacteur des impressions de voyage, est professeur certifié d'histoire-géographie dans l'académie de Créteil et l'auteur de ce blog de voyage axé sur l'histoire et la géographie.

 

Contributions principales :

Jacques Teyssier est journaliste gastronomique. Il a récemment publié A table... chez les périgordins - Ou la science de gueule au pays de Montaigne aux éditions Glénat et a travaillé au journal L'Humanité. Les "Coup de coeur du sommelier" ont été réalisées en collaboration avec Philippe Faure-Brac, qui dirige le Bistrot du Sommelier et a été lauréat du concours de meilleur sommelier du monde en 1992.

Tony Fone (cinéma) est professeur d'histoire-géographie et l'auteur d'une maitrise d'histoire sur le cinéma de la Blaxploitation.

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